
Plonger au cœur d'un récit poignant pour comprendre l'horreur du mouvement végane, où les défenseurs des animaux se transforme en...
L’année vient de s’achever, elle m’a réservé d’étonnantes surprises. Je n’aurais jamais cru qu’il régnait une telle confusion dans le milieu de l’activisme végane. Le choc majeur fut de réaliser profondément qu’il n’existe pas de mouvement végane. Du moins, pas tel qu’on le croit. En 2024, j’avais commencé à en prendre conscience. Mais là, je l’ai vraiment réalisé.
Jérémie avait beau créer du contenu qualitatif, à la fin de l’année 2024 ses publications sur Facebook ne décollaient pas vraiment. Un beau jour, il a décidé d’aller sur Instagram.
Son premier réel reçut de nombreux commentaires, majoritairement agressifs. Jérémie venait de rencontrer ceux qu’il nommerait les véganes dogmatiques. Ceux-ci formaient une « police de la pensée ». Dès qu’un végane s’éloignait de la définition du véganisme de Leslie J. Cross, ils le critiquaient copieusement, avec mépris.
Jérémie répondit sur le champ à ces donneurs de leçons condescendants. Il ripostait de manière ferme et sans tomber dans le piège des attaques personnelles. Je le soutenais et cela nous occupa plus que nous l’aurions voulu durant le premier trimestre.
Cette découverte a marqué les premiers mois de l’année 2025, mais une autre, bien plus grande, m’attendait. Je savais que le mouvement « végane » était dominé par quelques grandes associations qui, en réalité, ne promouvaient pas le véganisme. Je n’imaginais pas encore à quel point c’était grave. Après avoir visité les sites internet de PETA et L214, vu des conférences et interviews de leurs fondatrices, j’en ai vraiment réalisé l’ampleur.
J’étais choquée. Voilà ce qui m’est apparu:
Au départ, Ingrid Newkirk et Brigitte Gothière, les fondatrices de PETA et L214, ont une bonne intention. Elles veulent sincèrement mettre fin à l’exploitation des animaux. Mais ensuite dans les faits, cette intention est contredite par leurs propositions d’actions et leurs messages.
Le problème fondamental de ces associations, c’est que justement, leurs actions ne rejettent pas le fait que les animaux sont exploités. Au contraire, elles le promeuvent en se focalisant uniquement sur la façon dont ils sont exploités.
Ces associations ont une stratégie qui se résume ainsi :
1 – Tout d’abord, le public est sensibilisé à la souffrance des animaux grâce à des actions de communication.
2 – Une fois touché par « la cause animale », on lui propose d’agir : soutenir financièrement l’association, signer des pétitions. Le but est toujours le même : exiger des réformes et des lois pour améliorer le « bien-être » des animaux ou pour abolir un certain type d’exploitation, tels que la corrida, la fourrure… que les gens rejettent déjà majoritairement et qui n’a pas de lien avec leur réalité quotidienne. Aider grâce à quelques clics est à leur portée et leur donne bonne conscience sur leur rapport aux animaux.
Ça m’a sauté aux yeux. Cet effet d’endormissement était meurtrier : chacun pouvait continuer à consommer des animaux puisqu’ils étaient exploités d’une bonne manière. Et le pire dans tout ça, c’est leurs « défenseurs » eux-mêmes qui le disaient. Dans ces conditions, prendre conscience de l’injustice morale était quasiment impossible.
Je comprends maintenant l’horreur de cette réalité : elle perpétue l’idée que l’on peut sacrifier des innocents pour qu’un jour l’enfer prenne fin. Sauf que l’enfer ne prend jamais fin, puisque les gens ne deviennent jamais véganes.
Voilà pourquoi Jérémie parle d’un mouvement végane « anti-végane ». Ces associations renoncent à mettre le véganisme au premier plan. Elles ne libèrent pas les animaux, elles les condamnent. Le monde végane, tel un appât, miroite au loin et nous échappe éternellement.
Au cours de l’année, Jérémie a dénoncé cette injustice franchement et clairement sur les réseaux sociaux. Il s’est mis à parler de trahison des animaux par ces associations. Ça a provoqué un tollé.
De nombreux « véganes » se sont offusqués. Ils ont pris, avec virulence, la défense des associations « anti-véganes » :
« Et toi, tu fais quoi pour les animaux ? » ;
« Ces associations font un travail formidable » ;
« On te laisse faire ton activisme, n’empêche pas celui des autres » ;
« Il faut être tolérant, il faut s’unir et non se diviser ».
Tout cela témoignait d’une grande confusion. Et au lieu de réfléchir sur le fond de ce que disait Jérémie, ils l’ont attaqué personnellement. C’est connu : quand on est à court d’arguments, on s’en prend au messager.
D’un côté, le groupe des dogmatiques véganes promeut le véganisme mais instille la peur chez les véganes via un esprit dogmatique anti-pédagogique. D’un autre côté, le mouvement anti-végane utilise la pédagogie pour parler de tout sauf de la nécessité morale du véganisme.
Les pires résistances que rencontre le mouvement « végane » ne viennent pas des non-véganes mais des « véganes » eux-mêmes.
Cette nouvelle compréhension a été la révélation choc de cette année.
Cette année, ma formation pour devenir une éducatrice végane la plus efficace possible s’est poursuivie, notamment en répondant à de nombreux commentaires sur Facebook.
Au début, je reprenais chaque idée erronée et y répondais point par point tel que Jérémie me l’avait appris. Je passais des heures sur chaque commentaire. Cette méthode produisait des réponses très complètes et très pédagogiques, mais était-ce bien utile d’y passer autant de temps ?
Petit à petit, à mesure que la « popularité » de Jérémie grandissait, le nombre de commentaires a augmenté. La méthode a alors changé : il fallait faire le plus court et impactant possible. Désormais, je devais aller plus vite aux points essentiels. Je m’en sortais plutôt bien. Les heures passées à commenter généreusement m’avaient permis d’améliorer mes capacités d’argumentation.
L’éducation sur les réseaux sociaux doit être pédagogique et aller droit au but. L’éducateur dans la rue doit faire la même chose mais avec l’impact émotionnel du contact en face à face.
C’est là que j’ai rejoint Jérémie et Sébastien à Marseille à cinq reprises cette année 2025. Chaque session était l’occasion de me former. Mettre en lumière l’injustice et confronter les non-véganes à leur responsabilité, dans un échange direct bienveillant, ça s’apprend.
Adieu le temps rassurant de la réflexion devant mon clavier. Il faut parler en direct, synthétiser et articuler sa réflexion rapidement.
La connaissance théorique solide et l’attitude d’écoute empathique que prône Jérémie sont des atouts puissants. Elles permettent d’engager une réflexion profonde avec des inconnus. La vraie prise de conscience vient d’eux, nous les aidons simplement à la faire émerger.
En juillet, Anonymous for the Voiceless organisait un cube international à Cologne : le One Dom Month, devant la célèbre cathédrale (Dom en allemand). J’ai décidé d’y participer. Ce fut pour moi un défi : tenir presque une semaine entière à parler aux gens dans l’espace public, dans un environnement que je ne connaissais pas.
Pendant six jours, devant l’impressionnant édifice, j’engageais la conversation avec des touristes de passage. Mon objectif : qu’ils comprennent la réalité de l’exploitation des animaux, leur responsabilité et la nécessité de devenir véganes. J’étais comme un grain de sable qui s’immisçait dans la tranquillité de leur conscience. Grâce aux images diffusées sur les écrans que tenaient les activistes et à un questionnement sans détour, la vérité éclatait parfois. Certains disaient qu’ils allaient devenir véganes, d’autres qu’ils allaient considérer la question. D’autres encore restaient fermés, mais un grain de sable avait peut-être enrayé leur pensée spéciste… et c’est ce genre de grain de sable qui peut changer le monde.
Je garde en moi l’image de ma dernière interaction sur cette grande place. Le ciel était gris et il commençait à pleuvoir. Une jeune femme s’était arrêtée devant les images vidéo. Je me suis approchée d’elle et nous avons commencé à échanger. Elle n’avait jamais entendu parler du véganisme et a immédiatement compris le principe. Je ressentais l’alignement qui émanait de cette révélation. Elle accepta de porter un écran pour montrer à son tour les images de l’horreur.
L’espoir pour les animaux est là, dans ces moments de vérité que nul mensonge ne peut retirer.
Le projet essentiel auquel je m’attelle aux côtés de Jérémie, ce sont ses livres : Guide du Véganisme et Guide de l’Activisme Végane. Il les a publiés en 2023 en version française et depuis lors, les améliore pour la seconde édition qui sortira en anglais.
Cette année, beaucoup de mon travail a été dédié à la relecture du Guide to Veganism avec l’aide précieuse de Harsha, Georgina et Claire. J’ai toujours aimé la langue anglaise, même si je ne la pratiquais plus vraiment. Le fait de l’utiliser aujourd’hui ainsi fait particulièrement sens pour moi.
À ce jour, la version anglaise de la seconde édition de ce livre est prête à 99 %. La version française est également prête, il ne manque plus que la mise en forme finale.
Jérémie a énormément augmenté le Guide to Vegan Activism, son deuxième livre, pour aider les véganes à devenir des éducateurs inarrêtables. À chaque nouveau questionnement qui se présentait, il créait un nouveau paragraphe. Rien n’était laissé de côté. Combien de fois m’a-t-il dit : « j’ai encore ajouté une question ! » Je trouvais ça génial, et pensais aussitôt : « ça ne va jamais finir, le livre ne va jamais sortir ! ».
La publication des deux guides en anglais va être le gros événement de l’année 2026. Leur contenu est d’une richesse incroyable. J’ai vraiment hâte de leur sortie, notamment le deuxième car il devrait faire l’effet d’une bombe. Je pense qu’il deviendra, en temps voulu, le guide de référence de l’activisme végane.
Cette année, j’ai aussi participé à deux interviews.
La première fut l’interview de Jérémie. J’ai beaucoup apprécié de participer à cette expérience. Ma voix servait à mettre en avant sa réflexion et son engagement. En formulant les questions, j’ai pris conscience que mon rôle participait à la qualité de l’échange. Cette position m’a amenée à porter une attention nouvelle à ce que je disais. Interviewer Jérémie n’était pas un simple exercice formel : c’était une manière d’accompagner et de soutenir son message.
Quelques mois plus tard, c’était mon tour de répondre aux questions. Nous avons emporté le matériel d’enregistrement dans un parc avoisinant. Il nous a fallu une bonne heure pour trouver un endroit où nous installer sans être immédiatement assaillis par les moustiques. Mis à part cet imprévu, ce fut un moment agréable. Ce premier essai m’a permis de comprendre ce que je pouvais améliorer tant sur le fond que sur la forme.
Ces expériences, à la fois simples et formatrices, restent de bons souvenirs de l’année.
J’ai pu constater cette année encore à quel point la communication est importante et difficile. Tout au long de ma vie, je l’ai observé : des familles se déchirent, des amis se disputent, des gens qui ne se connaissent pas s’agressent…
Notre manière de communiquer est souvent la cause de bien des maux. Sans le vouloir, nous pouvons agresser notre interlocuteur, et le dialogue se ferme. La dispute éclate. Nous ne comprenons pas toujours pourquoi cela arrive et surtout comment faire autrement.
Je me suis rendu compte que cette problématique est un enjeu fort pour le mouvement végane. Comment créer un monde plus juste si nous ne parvenons pas à communiquer efficacement, que ce soit avec les non-véganes ou entre nous ?
La lecture du Guide de l’Activisme Végane m’a apporté une réponse intéressante sur cette question. Une des clés que propose Jérémie est de ne pas juger les autres en tant que mauvaises personnes. Les voir comme des gens sans mauvaise intention, et non comme des ennemis, peut tout changer. C’est d’ailleurs une vérité profonde : les non-véganes ne sont pas moins bons que les véganes, ils n’ont simplement pas encore compris l’injustice de l’exploitation des animaux. Ce point est fondamental mais si peu compris par les véganes.
Sur ce sujet, Jérémie s’est inspiré de la Communication Non Violente (CNV) de Marshall Rosenberg. Il m’a fait découvrir la méthode de ce psychologue en m’offrant un de ses livres, La Communication Non Violente au quotidien.
Très intéressée, j’ai poursuivi par la lecture de deux autres de ses livres, Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs et Dénouer les conflits par la Communication Non Violente (Entretiens avec Gabriele Seils).
J’ai beaucoup appris en lisant ces ouvrages. Une citation que j’ai particulièrement aimée est la suivante :
« Le processus (de la CNV) est destiné à ceux d’entre nous qui souhaiteraient que les autres changent et réagissent favorablement, mais à la seule condition qu’ils le fassent de leur plein gré et du fond du cœur. »
(Marshall Rosenberg, Les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs, Éditions La Découverte, p. 120).
Je vois dans ces mots l’essence même de notre mission : amener les gens à changer en profondeur pour devenir véganes. Nous ne pouvons pas les forcer à changer mais nous pouvons les aider à comprendre pourquoi il le faut.
J’ai travaillé un an et demi avec Jérémie désormais, et je n’ai jamais vu une faille dans son engagement. Son projet de construire un monde végane est sans compromis.
L’année 2025 a été une année profondément riche. J’ai pu découvrir l’ampleur de la réalité sombre du mouvement végane « anti-végane ».
Depuis le début de mon travail, je vois notre projet prendre forme pas à pas. Jérémie déploie une énergie hors du commun pour faire entendre un message clair et sans compromis. Il ouvre une voie nouvelle. Je suis persuadée qu’il va s’imposer en tant que leader.
Je lui suis reconnaissante de me faire confiance. En me donnant un rôle au cœur de ce projet crucial, il me permet d’être aux premières loges de l’avènement d’un monde végane.
Je suis aussi reconnaissante à Sébastien d’avoir rejoint l’équipe et de fournir son travail avec constance.
Certains d’entre vous vont reconnaître la justesse et la puissance du projet que nous portons. Vous serez les bienvenus pour nous rejoindre. Ensemble, nous allons tracer le chemin vers la libération des animaux.

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