
Plonger au cœur d'un récit poignant pour comprendre l'horreur du mouvement végane, où les défenseurs des animaux se transforme en...
Il y a un an, je n’aurais pas imaginé ce que 2024 me réservait. Ces dernières années avaient été riches en enseignements et remises en question mais cette fois-ci, mon quotidien allait être littéralement bouleversé.
En janvier 2018, j’avais été profondément touchée par « le discours le plus important de votre vie » de Gary Yourofsky, et étais devenue végane. J’en avais retiré un grand soulagement. Je me sentais plus légère. Désormais, je n’étais plus la cause de l’immense malheur que vivaient les animaux. Je n’avais plus de victimes sur la conscience. Je trouvais incroyable d’avoir fait partie des oppresseurs durant 57 ans.
En devenant végane, j’étais plus alignée. C’était comme si je me libérais d’un poids que j’avais appris à ignorer. Cet allégement me donnait de la force pour tenir le cap à un moment de ma vie où je commençais à entrevoir l’issue d’une période assez sombre.
Grâce aux réseaux sociaux, j’eus connaissance d’un groupe de véganes dans ma petite ville drômoise. L’annonce d’un pique nique aux beaux jours me parut être une bonne idée, j’allais pouvoir rencontrer d’autres véganes. J’étais contente de pouvoir échanger avec des personnes « comme moi ». J’avais le sentiment particulier d’être face à une immense injustice, sans que ni mes amis, ni ma famille ne semblent s’en soucier.
C’était l’association L214 qui avait initié le pique nique. Elle organisait régulièrement des évènements véganes locaux. Je répondis à son invitation, ce furent mes premières actions dans l’espace public.
Je me suis retrouvée à faire déguster des alternatives végétales à des inconnus, et parler des avantages de se nourrir végétal. A d’autres occasions, nous montrions sur des panneaux des images de la violence infligée aux animaux exploités ou affichions le décompte du nombre de victimes de l’exploitation animale mondiale en « temps réel ».
J’agissais de concert avec d’autres véganes pour une cause juste. J’en retirais du réconfort, celui d’être solidaires pour un même but. Pourtant, je sentais que quelque chose clochait dans tout ça. Ce que je ne savais pas encore, c’est que ma conception du véganisme était bancale.
C’est aussi à cette période que j’ai découvert les « cubes de la vérité » de l’association Anonymous for the Voiceless. Leur concept était assez différent. Je le trouvais bien pensé et efficace. Paul Bashir et Asal Alamdari, les fondateurs de ce mouvement, animaient des ateliers formant à leur méthode de sensibilisation.
J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt quelques uns de leurs workshops en ligne. Je me suis rendue au point de rencontre dans ma ville et ai participé à mon premier « cube de la vérité ». J’y portais un ordinateur montrant aux passants les images de la violence que subissaient les animaux exploités. Avec les « porteurs» nous formions un carré central autour duquel les autres activistes sensibilisaient les passants qui étaient figés face aux images.
Ceux qui tenaient les ordinateurs, immobiles et muets, « tournaient » généralement au bout d’un moment, pour échanger leurs rôles. De « porteurs d’images » ils devenaient alors éducateurs. Moi, je m’en tenais toujours à rester au centre. J’aurais bien voulu prendre la parole mais me sentais démunie. J’imaginais que je serais une piètre défenseuse des animaux. Je réalise maintenant qu’il me manquait une pièce maîtresse dans ma compréhension des choses.
Je restais anonyme derrière mon masque, observant les réactions des passants à la vue des vidéos. Certains s’arrêtaient et les regardaient fixement. Ils allaient être rejoints par un activiste. D’autres, à l’inverse étaient comme repoussés. Ils hâtaient le pas ou détournaient le regard, avec dégoût, agacement ou une indifférence feinte, en entraînant avec eux leurs proches hypnotisés par les écrans. Ils avaient déjà compris l’horreur insoutenable. Il est arrivé que des groupes de jeunes gens viennent me narguer en me montrant ostensiblement leur hamburger tel une provocation. J’interprétais ces réactions comme autant de stratégies pour rester dans le confort de l’ignorance. Je trouvais ces moments forts et pouvais palper la gravité de ce que nous dévoilions.
Je discernais, chez quelques sensibilisateurs, une attitude ferme et bienveillante. J’avais à leur encontre une certaine admiration. D’autres sensibilisateurs, à l’opposé, me paraissaient avoir une attitude dommageable : par exemple, l’un deux s’empressait de féliciter des gens végétariens et de se satisfaire d’un brin de causette, comme si finalement rien n’était grave. Le plaisir de la rencontre l’emportait sur l’importance du message. Cela me semblait desservir l’appel à un monde végane.
J’ai ainsi participé à divers « cubes » à Valence, à Lyon et à Paris. Le plus mémorable fut celui de Paris en mai 2019. Ce cube extraordinaire s’inscrivait dans une « tournée » internationale de l’association. Paul et Asal y étaient présents. Je fus impressionnée par le nombre des participants et par l’énergie et le professionnalisme des fondateurs. Je percevais à travers leurs interventions, une grande expérience et réflexion. Je constatais leur rigueur sur l’organisation. Autant de travail et d’énergie déployés me touchaient. J’étais reconnaissante que de telles actions aient lieu et de pouvoir y participer mais… bien que je ressentais plus de puissance dans ce mouvement, il me manquait encore une pièce du puzzle.
J’étais végane et intimement convaincue que c’était juste et indispensable. Je souhaitais partager ma conviction. Mais comment formuler clairement son fondement ? Devant la page blanche, je listais tout un tas de raisons. Je n’arrivais pas à me détacher de celles qui m’étaient servies habituellement. Je pressentais quelque chose de simple, de beaucoup plus parlant. Ce quelque chose m’échappait. J’avançais en plein brouillard.
Cette pièce manquante était en réalité la pierre angulaire du véganisme, et c’est au printemps 2024 qu’elle s’est présentée sur mon chemin. Un beau jour, je fus surprise de recevoir un message privé d’un inconnu sur Facebook. Jusque là Messenger me servait à communiquer avec mes enfants et deux ou trois amis, alors un inconnu qui me félicitait pour un commentaire, que pouvait il me vouloir ?
Tout d’abord intriguée et légèrement méfiante, je pus voir que Jérémie Lopez était activiste végane et qu’il avait écrit deux livres. Cela était plus qu’il n’en fallait pour que je lui réponde et nous avons commencé à échanger.
Jérémie m’a raconté son projet : construire un monde végane. J’ai immédiatement senti qu’il sortait des sentiers battus. Il apportait des idées complètement nouvelles sur le véganisme. Il était mu par une énergie qui semblait inépuisable. Son approche donna rapidement sens à ce que je cherchais sans le savoir vraiment.
J’ai ouvert ses livres et ne les ai plus lâchés.
Le Guide du Véganisme et le Guide de l’Activisme Végane se présentaient sous forme de questions réponses. Je m’attendais à lire vaguement les mêmes réponses qu’ailleurs. Mais dès les premières questions du premier livre, j’ai été happée par le changement de perspective. J’ai senti un recentrage, quelque chose de subtil et qui donnait un vrai sens.
Je découvrais le principe éthique fondateur du véganisme. Le puzzle se mettait en place. Ses mots atteignaient quelque chose qui sonnait juste au fond de moi.
Alors que je m’étais heurtée à un mur… alors que je cherchais une vision claire du véganisme et me perdais en plein brouillard … un voile se levait. Je découvrais le véganisme dans son sens premier. Je ne m’étais jamais questionnée sur son origine, j’étais stupéfaite.
Je fis un retour par écrit à Jérémie sur son premier livre. Je me souviendrai toujours, lors de notre entretien vidéo qui suivit, il me dit « tu verras, le 2ème guide est beaucoup plus puissant. ». Comment un livre pouvait il être puissant ?
Le deuxième livre m’a « retournée comme une crêpe.» Patatra ! J’étais à un point de non-retour.
Je compris ce que voulait dire un livre puissant. Certaines idées avaient résonné entre elles et guidé mon esprit. Le message était percutant. Il me disait ceci : on est végane pour une seule raison : rendre leur liberté aux animaux ; donner d’autres raisons revient à trahir les animaux ; se taire sur l’injustice de l’exploitation animale c’est dire que ce n’est pas grave.
Je réalisai que je pratiquais le véganisme, je ne le vivais pas.
J’appris aussi que l’activisme communément répandu n’était pas végane et trahissait les animaux. Ce ne serait que plus tard, pallier par pallier, allant de surprise en surprise, que je réaliserais vraiment la portée de cette affirmation.
Ce n’était pas tout. Non seulement Le Guide de l’Activisme Végane énonçait le message à promouvoir mais il offrait un outil magistral pour le mettre en action. Cet outil s’inspirait, entre autre, de la méthode de la Communication Non Violente. Il rendait possible de dire la vérité sans détour tout en respectant nos interlocuteurs. Il permettait de travailler dans un état d’esprit positif sans animosité : nous éduquions pour et avec mais jamais contre.

Marshall Rosenberg, fondateur de la Communication Non-Violente, une grande influence de la communication reconnaissante proposé par Jérémie dans son livre « Guide de l’activisme végane ».
A la fin de la lecture, je n’avais plus d’échappatoire. Il me devenait impossible de rester inactive pendant que les animaux eux n’avaient aucune option pour échapper à l’enfer.
Ce que j’avais cherché sans vraiment savoir le nommer m’était enfin apparu avec une clarté fulgurante. C’était une compréhension juste du véganisme, débarrassée des erreurs et des détours qui la vidaient de son sens. Grâce à ces lectures, mon regard sur l’activisme et sur ma propre démarche avait changé. Il s’agissait bien d’agir pour les animaux, mais de la seule manière qui soit véritablement juste : en respectant pleinement leur liberté.
Ce premier pas vers une vision réajustée du véganisme allait marquer le début d’un chemin bien plus vaste et transformateur. J’étais à l’aube d’une nouvelle façon de voir, de penser et de transmettre. Ce que j’allais découvrir par la suite ne ferait que renforcer cette certitude et mon engagement.
J’ai découvert les textes de Leslie J. Cross, cofondateur du véganisme avec Donald Watson. Ils m’ont captivée et émue. C’était comme remonter 70 ans en arrière et assister à la naissance du concept même du véganisme. J’étais ébahie face à autant de profondeur. Il s’agissait d’une remise en cause radicale de notre relation aux animaux et, plus largement, de notre relation au monde. Nous étions loin d’un mode de vie !
Je commençais à mieux cerner le concept. il supposait un point de vue différent, intégrant une vision débarrassée de nos préjugés spécistes : un changement de paradigme.
Ces textes étaient étrangement méconnus. Spontanément, j’eus envie de les traduire. Il fallait que tous les activistes français puissent les lire ! Cela faisait des années que Jérémie envisageait cette traduction et il me proposa d’être la première personne à en faire un livre.
Il m’invita également à le rejoindre dans son projet. Son ambition était grande, et à plusieurs, le travail avancerait plus vite. J’étais surprise et honorée de sa confiance, même si je ne voyais pas encore ce que je pouvais apporter. Pour lui, seules comptaient la motivation et l’adhésion à la philosophie de son projet. J’acceptai la proposition qu’il me fit sur les missions et le rôle de secrétaire générale de World Vegan Education et Vegan Education Publishing.
Ma formation commença immédiatement. Pour Jérémie, tout devait aller très vite. Il fallait néanmoins me former, car la compréhension générale de la théorie végane était essentielle pour devenir une bonne éducatrice végane.
Avec Charlie Carlos Coleto, basé aussi à Valence, mais en Espagne, il nous proposa de répondre à des «questions clés». Ces questions étaient un outil pédagogique qu’il élaborait pour nous aider à clarifier le concept du véganisme en réfléchissant par nous-mêmes. Je bénéficiais d’un avantage : je venais de lire ses deux livres. Charlie, lui, ne les avait pas encore lus et pourtant je fus impressionnée par la profondeur de ses réponses.
Au fil de nos échanges, je découvrais la rigueur, l’intégrité et la détermination hors norme de Jérémie. Son engagement absolu, malgré les difficultés, confirmait la pertinence et la puissance de sa vision.
Les débuts furent exigeants : comprendre les missions, m’approprier les outils, m’adapter à la réalité du terrain en perpétuel mouvement. Il en est toujours ainsi dans un nouveau travail, tout est à apprendre, tout est à comprendre. Par moments, le stress me gagnait, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais je savais pourquoi je faisais tout cela. Je décidais que cette expérience serait l’occasion de progresser sur ma tendance à l’auto stress.
J’avais prévu de m’impliquer 3 à 5 heures par jour, cinq jours par semaine. Mais portée par la dynamique du projet, et la réalité de ce que vivent les animaux sans aucun répit, j’ai effectué 33h20 en moyenne par semaine.
Petit à petit, ma vision du véganisme se clarifiait. Le brouillard se levait. Les biais dont parlait Jérémie devenaient visibles. Les arguments non véganes qui me semblaient auparavant insurmontables s’effaçaient d’eux-mêmes. En parallèle, j’apprenais des techniques de communication essentielles pour agir avec respect et bienveillance. Ces deux concepts souvent vidés de leur sens étaient ici mis en action concrètement. Ils constituaient à mes yeux le ciment et l’originalité de la démarche.
Tout cela faisant son chemin, je me sentais plus confiante et prête à tester mes acquis théoriques. Ce que je ne tardai pas à faire en août 2024 à Marseille.
Sur la corniche, je me lançai dans mes premières conversations.

Une discussion « serrée » avec un autrichien lors de mon passage à Marseille en Janvier 2025 pour la 10ième session d’éducation végane de World Vegan Education. Parfois, tout le monde n’est pas réceptif. Ci dessous, une interaction plus douce que j’ai eue avec une mère et sa fille.

Un des points essentiels pour moi, dans l’approche développée par Jérémie, était de ne jamais confondre les idées et les personnes qui les soutiennent. Je pouvais désormais aborder les passants dans un esprit positif : ils n’étaient pas encore véganes car ils n’étaient pas suffisamment informés. Les questions qu’ils posaient n’étaient pas de mauvaise foi mais issues de l’endoctrinement spéciste dans lequel notre monde baignait. Mon rôle était de leur dire la vérité et de les confronter à leur responsabilité. Après, ils pouvaient choisir : devenir végane… ou pas. Mais au moins, ils savaient à quoi s’en tenir.
Cette journée fut riche. J’avais dépassé mon appréhension et beaucoup appris. Jérémie me proposa la fonction de directrice adjointe de ses associations et je l’acceptais. Je compris plus tard qu’il me signifiait ainsi une reconnaissance de mon engagement.
En septembre, la traduction de la version anglaise des livres devint une priorité. Le travail était titanesque. Il s’agissait en réalité d’une amélioration de la première version du 1er guide et de la refonte totale du 2ème guide. J’y pris part activement : pré-traduction, recherche de relecteurs anglophones, entretiens vidéo, relectures successives. Chaque relecture était l’occasion d’aller de plus en plus dans le détail, déceler une erreur, questionner le choix d’un mot ou la tournure d’une phrase. Il y avait toujours quelque chose de nouveau qui apparaissait. Je crois que la relecture d’un livre n’est jamais terminée ! D’autant que Jérémie a la volonté de toujours améliorer son travail.
J’ai pu collaborer avec quelques relecteurs et depuis novembre, je communique régulièrement avec Harsha Paulraj, qui s’est impliqué avec professionnalisme dans la relecture. Voir les livres prendre forme sous mes yeux était incroyable. Ils allaient être un apport d’une grande richesse pour le mouvement végane.
En parallèle, une tâche importante et très instructive qui a jalonné cette année passée a été d’initier des conversations « clivantes » sur Facebook. Par cette activité, Jérémie voulait me pousser à ressentir la frustration, l’incompréhension et faire face à la mauvaise foi des « véganes » anti véganes. Il voulait aussi améliorer ma capacité à argumenter. Dans ces conversations, rappeler le fondement du véganisme s’avérait être inaudible. Le paradigme dominant de l’activisme « végane » reposait sur des justifications non véganes, comme la santé ou l’environnement. Le questionner soulevait des vagues de contestations, parfois jusqu’à la censure. C’était fou !
Les échanges furent riches, mais parfois violents : mépris, condescendance, voire diffamation envers Jérémie. J’appris à répondre avec rigueur, en ramenant toujours le débat à l’essentiel.
Le sentiment d’insatisfaction que j’avais ressenti s’expliquait : le mouvement végane, tel qu’il existait, était en décalage avec le fondement du véganisme. L’idée véhiculée du véganisme était vidée de sa substance car le point de vue restait centré sur les intérêts humains.
Aujourd’hui, tout est devenu limpide : il ne s’agit que de justice et de liberté des animaux.
Cette année à travailler aux côtés de Jérémie a été très riche en enseignement. Le projet au sein de Word Vegan Education, l’association d’éducation végane, et Vegan Education Publishing, la maison d’édition végane, est ambitieux, exigent et porte beaucoup d’espoir. Nous recevons peu d’accueil positif pour le moment. Tout cela n’entame pas notre motivation, car c’est logique : si construire un monde végane était facile, ce serait déjà fait. La détermination et la foi de Jérémie sont des moteurs. Les grands projets nécessitent du temps et de la persévérance, les premiers effets ne sont pas forcément visibles.
En cette fin d’année, je vois un fait porteur d’espoir pour le futur proche : Jérémie est maintenant entouré de Charlie, Sébastien, et moi-même. L’effectif est ainsi passé de 1 à 4. L’important réside dans la qualité de chacun à porter sans équivoque et sans concession le message éthique. Condition indispensable pour sa réussite.
Aujourd’hui, à l’issue de 6 mois de travail au sein de WVE et VEP, je peux témoigner que j’ai acquis une connaissance et une conscience beaucoup plus fortes du principe éthique du véganisme et de l’urgence d’agir. : les animaux vivent une injustice insoutenable, perpétrée impunément aux yeux et à la barbe de tous et ils n’ont aucun moyen de se défendre eux-mêmes.
Je sais que de moi-même je n’aurais jamais pu arriver à ce niveau de compréhension et être capable d’agir. Aussi, mon rôle, que je considère comme un rôle d’appui, de soutien et d’assistance, me permet de trouver ma place au sein d’un activisme qui fait totalement sens pour moi.
Tout ce que nous entreprenons comme tâches a pour seul but de servir l’avènement d’un monde végane. Jérémie déploie une sorte de génie, comme si toute action était nourrie de cette urgence. C’est inspirant de voir cette énergie mise en œuvre de manière aussi déterminée et réfléchie. Le chemin qu’il propose est aussi atypique que juste et j’en perçois la réelle puissance potentielle.
Tout l’enjeu, pour les prochaines années, sera de répandre la théorie éducative de World Vegan Education et de rallier les gens pour construire un véritable mouvement végane.
Au sein de la mouvance française reconnue comme « végane », sont véhiculées des idées essentiellement non véganes et ce de manière profondément enracinée. C’est aussi l’une des découvertes majeures que j’ai faites au cours de ces 6 derniers mois.
Lorsque j’ai lu les livres de Jérémie, il était évident pour moi qu’il allait être reconnu à sa juste valeur et apporter une sorte de mouvement libérateur. Pourtant, j’ai constaté qu’il est presque toujours perçu comme une menace, remettant en question l’ordre établi. Il est pour le moment presque toujours rejeté et critiqué. Pourquoi ? Parce qu’il dérange et remet en question.
Ce constat, bien que très surprenant de prime abord est, finalement, tout à fait logique. Un fonctionnement et des erreurs qui s’enracinent depuis des dizaines d’années, ne peuvent facilement être extirpés. J’ai foi en la puissance d’un message juste, je ne doute pas que Jérémie a raison de tenir sans faillir sa ligne de conduite. Le chemin qu’il propose est difficile, mais il est le seul envisageable. S’en détourner reviendrait à faire comme tout le monde et ne rien changer.
Vegan Education Publishing a pour objectifs cette année de publier les versions anglaise, espagnole et française des deux livres dans leur nouvelle version. Sont aussi prévues les parutions de Leslie Cross – Le héros du véganisme et Devenir végane en 1 mois – 40 repas faciles pour bien commencer. Projets qui sont déjà initiés. La publication de Voyage en Andalousie fait aussi partie des objectifs 2025 (au jour où j’écris, en février 2025, les objectifs de publication sont revus à la baisse et la parution de la version anglaise sera l’évènement phare de cette année).
Pour le reste, une chaîne Youtube « Jérémie Lopez » est en cours de préparation grâce à la réalisation de 30 vidéos. Ce travail a commencé en novembre grâce à la venue de Sébastien Rémy qui a rejoint l’équipe.
La tenue d’une session d’éducation végane par mois que Jérémie avait prévue avec World Vegan Education a été réalisée à 100% en 2024 et doit se poursuivre.
En 2025 j’aurai à cœur une meilleure efficacité et travaillerai à consolider et améliorer mes connaissances. J’accorderai une vigilance sur ma difficulté à fournir un effort sur la longueur. La clé en est de rester connectée à ma motivation.
Je vois les deux axes de travail suivants pour réaliser cet objectif :
La compréhension et la connaissance de la théorie végane.
La mise en place d’une meilleure organisation dans mon travail selon trois pistes :
-Améliorer certains outils ou façons de procéder ;
-Adopter des horaires plus réguliers ;
– Progresser sur ma manière de communiquer.
D’un point de vue opérationnel, j’aurai 4 grandes priorités :
Grossir les rangs en développant une dynamique de recrutement.
Nourrir les réseaux sociaux pour gagner en visibilité.
Traduire, relire les livres prévus pour 2025
Déléguer au fil de la venue de nouvelles personnes dans notre équipe.
Le chemin sera long et exigent, mais il prendra de la puissance et de la vitesse au fil du temps, inexorablement. Il commencera par fédérer doucement puis de manière plus visible, puis irradiera de manière exponentielle.
C’est ce que j’ai compris en 2024 et ce dont je suis intimement convaincue.
Un grand merci à tous.
Catherine FRACHISSE

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